CINEMAS

   
à l'Affiche

 

 

 

 

 

Bienvenue chez les Ch'tis
Film Français
Genre : Comédie
Durée : 1h48    Année de production : 2007
Réalisé par Dany Boon
Avec Kad Merad, Dany Boon, Zoé Félix
Date de sortie : 27 Février 2008
en : VF

• Synopsis
Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d'obtenir une mutation sur la Côte d'Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c'est l'horreur, une région glacée, peuplée d'êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi". Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu'il se plait dans le Nord. Elle pense même qu'il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu'en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s'enfonce dans un mensonge confortable...
• Secrets de tournage
11e Festival de l'Alpe d'Huez : le Grand Prix pour "Juno"

Le film américain "Juno" de Jason Reitman a obtenu le Grand Prix du 11e Festival International du Film de Comédie de l'Alpe d'Huez, qui prend fin ce dimanche. Le jury présidé par Fabrice Luchini a également récompensé le "Bienvenue chez les ch'tis" de Dany Boon de son Prix Spécial.
Retour aux sources pour Dany Boon qui envisage de tourner prochainement son second long métrage en tant que réalisateur. Bienvenue chez les Ch'tis - c'est le titre de ce projet - sera produit, comme son précédent film La Maison du bonheur, par Claude Berri via Pathé Renn Production et Hirsch. Kad Merad, lui, campera le personnage principal de cette comédie co-écrite par Dany Boon avec le tandem Franck Magnier / Alexandre Charlot (duo à qui l'on doit le script du prochain Lucky Luke mis en scène cette fois-ci par James Huth), à savoir un homme originaire du sud de la France qui travaille à la Poste et se retrouve muté dans le Nord. Souhaitant mettre à mal les préjugés que l'on se fait de cette région au demeurant fort accueillante, Dany Boon officiera aussi en tant qu'acteur. Le premier coup de manivelle devrait être donné en mai.
Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Film Américain Indiana Jones and The Kingdom of the Crystal Skull
Genre : Aventure
Durée : 1h50    Année de production : 2008
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Shia LaBeouf, Cate Blanchett...
Date de sortie : 21 mai 2008
en : VF

• Synopsis
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal. 19 ans qu'on attendait son retour. Junior revient le 21 mai sans son père Sean Connery. Harrison Ford peut néanmoins compter sur l'aide de Shia LaBeouf aperçu dans Transformers.

• Secrets de tournage
Si l'aventure avait un nom...
Après des années d'attente, Indiana Jones a finalement fait son retour. Annoncé depuis des années, le projet était sans cesse repoussé, à cause des emplois du temps surchargés de Steven Spielberg, Georges Lucas et Harrison Ford, ou d'un scénario remanié des dizaines de fois. Scénario qui devrait néanmoins être une fois de plus retouché, la production n'ayant pas réussi à convaincre Sean Connery de reprendre le rôle du Pr Henry Jones, rôle pourtant prévu dans le script original.

Leur place est dans un musée
Steven Spielberg veut tourner son film à l'ancienne : des effets spéciaux en plateau, et le moins d'images numériques possibles. Un film fait avant tout pour les fans de la première heure. Georges Lucas voit lui le film comme un nouveau départ, un peu à la manière de Star wars : épisode I - La Menace fantôme qui avait lancé la nouvelle trilogie Star Wars. Des rumeurs abondent dans ce sens, certains acteurs ayant apparemment signé pour trois nouveaux films autour du célèbre aventurier.

Jones, père et fils
Quelques nouvelles recrues (Cate Blanchett, Shia LaBeouf), et un paquet d'anciens ! Aux côté de l'irremplaçable Harrison Ford, on verra également revenir Karen Allen, sa partenaire dans Les Aventuriers de l'Arche perdue. Sean Connery ayant refusé de reprendre son rôle, la famille ne pourra malheureusement pas être réunie au grand complet.

"Et tu appelles ça de l'archéologie !"
Les quelques vidéos laissées par Steven Spielberg sur le site officiel, ne sont pas les seuls indices nous mettant sur la piste de l'explorateur : un fond d'écran semblant mener à l'Arche d'Alliance a donné lieu à un véritable jeu de piste autour du quatrième opus de la série. Un difficile devoir d'archéologie pour répondre à la grande question du moment : après l'Arche d'Alliance et le Saint Graal, qu'est-ce qui peut encore faire courir Indiana Jones ?
There Will Be Blood
Film Américain
Genre : Drame
Durée : 2h38    Année de production : 2007
Réalisé par Paul Thomas Anderson
Avec Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Dillon Freasier...
Date de sortie : 27 février 2008
en : VF

• Synopsis
Lorsque Daniel Plainview entend parler d'une petite ville de Californie où l'on dit qu'un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d'aller tenter sa chance et part avec son fils H.W. à Little Boston. Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l'unique distraction est l'église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday, Plainview et son fils voient le sort leur sourire.
Même si le pétrole comble leurs attentes et fait leur fortune, plus rien ne sera comme avant : les tensions s'intensifient, les conflits éclatent et les valeurs humaines comme l'amour, l'espoir, le sens de la communauté, les croyances, l'ambition et même les liens entre père et fils sont mis en péril par la corruption, la trahison... Et le pétrole.
• Secrets de tournage
Day-Lewis récompensé
Daniel Day-Lewis a reçu le prix du Meilleur acteur dans un drame lors de la conférence de presse (qui tenait lieu de cérémonie) des Golden Globes 2008.

Adaptation
There Will Be Blood est adapté du roman Pétrole ! écrite par Upton Sinclair en 1927. Paul Thomas Anderson l'a découvert par hasard dans une librairie alors qu'il habitait à Londres.

L'ombre de Radiohead
Le compositeur de la musique du film n'est autre que Jonny Greenwood, le guitariste du célèbre groupe de rock Radiohead. C'est en écoutant le morceau Popcorn Superhet Receiver qu'il avait composé pour la BBC que Paul Thomas Anderson a décidé de travailler avec lui.

Tournage
Le tournage s'est déroulé au Nouveau Mexique et au Texas de mai à août 2006. Certains prises de vue ont eu lieu dans la petite ville de Marfa où a déjà été tourné Géant (1957) avec James Dean et plus récemment No Country for Old Men des frères Coen.

Sur la route
Pour s'imprégner de l'ambiance de l'époque, Paul Thomas Anderson a voyagé jusqu'à Silver City au Nouveau Mexique où existait auparavant une mine d'argent. C'est dans ses musées qu'il a collecté bon nombre d'images et d'informations qui lui ont servies pour créer le film.
Film Américain Sex and the City - The Movie
Genre : Comédie, Romance
Durée : 2h15    Année de production : 2008
Réalisé par Michael Patrick King
Avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davis, Chris Noth...
Date de sortie : 28 mai 2008
en : VF

• Synopsis
Les quatre amies les plus branchées et décomplexées de New York débarquent sur le grand écran ! Pour écrire sa chronique Sex and the City, Carrie s'inspire de ses histoires et de ses rencontres, mais aussi de celles de ses amies Samantha Jones, Charlotte York et Miranda Hobbes.
Quatre ans après la fin de la diffusion de la célébrissime série sur HBO, les quatre amies continuent de jongler entre travail, obligations sociales et relations humaines, naviguant entre la maternité, le mariage et l'immobilier à Manhattan.

• Secrets de tournage
C'est la série qui a révolutionné l'approche de l'amour dans les fictions. Jamais on n'avait parlé aussi vrai, jamais on n'avait montré aussi sensuel, et le tout avec un humour qui est vite devenu la marque de cette série aussi culte que hot. Avec elle, les ligues de vertu ont grimpé aux rideaux : pour la première fois, on parlait sans complexe du plaisir, de ce qui fait la vie et bien souvent les nuits...
Avec Sex and The City, les tabous et les hypocrisies ont explosé. Contrairement à d'autres secteurs, en matière d'écran, la taille est importante... Il est temps de découvrir tout ce qu'un petit écran ne peut montrer !
Le Monde de Narnia : chapitre 2 - Prince Caspian
Film Américain, britannique The Chronicles of Narnia : Prince Caspian
Genre : Famille, Aventure
Durée : 2h23    Année de production : 2007
Réalisé par Andrew Adamson
Avec Georgie Henley, Skandar Keynes, Anna Popplewell...
Date de sortie : 25 juin 2008
en : VF

• Synopsis
Un an après les incroyables événements du Monde de Narnia - Chapitre 1, les nouveaux rois et reines de Narnia sont de retour dans ce royaume magique. Mais à Narnia, plus de 1000 années se sont écoulées. L'Age d'Or du royaume est depuis longtemps révolu, et ce n'est plus maintenant qu'une légende. Les animaux parlants et les créatures mythiques ont disparu, ils ne sont plus évoqués que comme les héros d'un folklore que l'on perpétue chez les Telmarins, une race d'humains dirigée par le maléfique roi Miraz, qui règne sans pitié sur Narnia. Même si l'on se souvient encore du nom d'Aslan dans la forêt, le puissant lion n'est pas revenu depuis un millier d'années.
Les quatre enfants ont été rappelés à Narnia par le Prince Caspian, le jeune héritier du trône des Telmarins. Sa vie est en danger : son oncle Miraz cherche à l'éliminer afin que son propre fils nouveau-né puisse monter sur le trône à sa place. Avec l'aide du gentil Nain rouge, d'une courageuse souris parlante nommée Ripitchip, et du Nain noir aigri et revêche Nikabrik, les Narniens, menés par les puissants rois Peter et Caspian, s'engagent dans une formidable quête à la recherche d'Aslan, afin de sauver Narnia de la tyrannie de Miraz et de rendre sa gloire et sa magie au royaume....

• Secrets de tournage
Nom de code : opération "Toastie"
Afin d'éviter d'éventuelles fuites de la part d'indélicats, la préparation et le tournage du film ont longtemps été nommés sous le nom de code "Toastie", que l'on pourrait approximativement traduire par "toasté dans un grille pain".

En rase campagne
La scène finale du film, que l'on ne dévoilera évidemment pas, a été tournée à près de deux heures de route de la ville de Prague, en rase campagne, dans une clairière et un pré. Lors des repérages, la production loua des terres auprès d'un agriculteur, qui servaient en temps normal à faire paître ses moutons...Pour l'anecdote, elle lui demanda de laisser l'herbe pousser pendant plus de six mois. Par ailleurs, le terrain étant peu facile d'accès car situé en plein dans les bois, l'équipe du film a dû construire une route menant jusqu'à une grande clairière de plusieurs hectares, où elle devait emménager le temps de tourner les scènes.

Le roi Miraz en son château
Selon le créateur des décors Roger Ford, cité en 1995 à l'Oscar des meilleurs décors pour son travail sur Babe, le cochon devenu berger, le château du cruel roi Miraz (incarné par Sergio Castellitto) est fortement inspiré du célèbre château de Pierrefonds, situé en Picardie entre Compiègne et Soissons. Il fut construit au XIV-XVe siècle, aux alentours de 1395, pour s'achever en 1406. Dans le film, le château possède d'inquiétantes gargouilles et des aigles, "dont l'aspect s'inspire fortement du style fasciste des années 30" explique Roger Ford. De même, on y trouve aussi des sculptures de Lions; un clin d'oeil à l'animal qui personnifiait la Grande-Bretagne dans les diverses illustrations depuis le début du XXe siècle et jusqu'à la fin de la Seconde guerre Mondiale (pour rappel, la France était incarnée par un Coq, tandis que l'Allemagne était symbolisée par un aigle).

Toujours plus sombre
De l'aveu de la production et du réalisateur Andrew Adamson, Le Monde de Narnia : chapitre 2 -Le Prince Caspian a été voulu comme un film sensiblement plus sombre que le premier volet. Une dominance que l'on devrait retrouver dans le troisième volet des aventures de la famille Pevensie, Le Monde de Narnia : chapitre 3 - l'odyssée du Passeur d'Aurore, en cours de production. Toutefois, ce n'est pas Andrew Adamson qui réalisera le film, se contentant d'être à la production, mais Michael Apted.
J'ai toujours rêvé d'être un gangster
Film Français
Genre : Comédie dramatique, Policier
Durée : 1h48    Année de production : 2007
Réalisé par Samuel Benchetrit
Avec Anna Mouglalis, Edouard Baer, Jean Rochefort...
Date de sortie : 26 mars 2008
en : VF

• Synopsis
L'histoire d'un braqueur sans arme dont la victime est elle-même une braqueuse, armée. Deux kidnappeurs amateurs qui enlèvent une adolescente suicidaire. Deux chanteurs qui parlent d'un tube volé. Cinq septuagénaires qui se retrouvent pour un dernier coup...
• Secrets de tournage
"Un film intime avec peu de moyens"
Après Janis et John, Samuel Benchetrit a eu du mal à se remettre à écrire pour le cinéma. La sortie avait été trop pénible à vivre pour lui. "J'avais envie de me concentrer sur la littérature et le théâtre", avoue-t-il. "Et puis, le cinéma est revenu de lui-même, organiquement. Je me suis lancé sur un projet assez gros avec Roberto Benigni. Mais celui-ci n'était pas libre avant un an. J'ai alors décidé de travailler à un film intime avec peu de moyens. Un film populaire mais avec une ambition artistique et technique. Comme on en faisait dans l'Italie des années 60. Je voyais beaucoup de ce genre de films avec mon fils. Le Pigeon, Le Fanfaron, Les Monstres... Je ne veux pas paraître prétentieux en disant que je voulais faire ces films-là, qui sont des grands films, mais c'était leurs esprits qui m'inspiraient. J'avais un besoin énorme de liberté. Le même que celui que j'avais connu au théâtre avec "Moins 2". J'avais très peu d'argent pour faire cette pièce, pas de décor et juste deux comédiens, et j'ai aimé la paix qu'on m'a foutue pendant les répétitions ! J'ai donc eu envie de faire un film dans ce sens, en sachant bien sûr que le cinéma coûte toujours plus cher, mais je voulais voir si j'en étais capable, un peu comme on élève un enfant. Le genre : là on a du fric, mais si on n'en a plus, sois content quand même !"

Une affaire de producteurs
Au départ, Samuel Benchetrit souhaitait produire seul son film en faisant appel à des mécènes. Réalisant qu'il ne comprenait rien aux lois financières de la production, le cinéaste se résigna à faire appel à la société Fidélité Films, qui avait déjà produit Janis et John. "Je leur ai confié la production en leur demandant de se limiter volontairement à un petit budget pour respecter mes envies de départ sur ce projet", raconte-t-il. "Je leur ai expliqué les choses : film à sketches. Noir et blanc. Format 1.37. Et ils ont dû faire une drôle de tête ! Chaque film contient une originalité qui, souvent, se traduira par une difficulté financière pour le producteur. C'est pour cette raison qu'il faut dès le départ avoir une explication avec ceux qui vont monter au front des financements. Si on tarde, c'est foutu. Je sais que mes producteurs tiennent à me suivre et qu'ils sont, avec ce film, prêts à prendre des risques pour moi. Avec Wild Bunch, ils ont quasiment monté le film en fonds propres, sans télé à part Canal+."

Scorsese comme source d'inspiration
Avec J'ai toujours rêvé d'être un gangster, Samuel Benchetrit ressentait le désir de faire un film sur son cinéma. Celui qui l'avait nourri et qui continuait de le hanter. C'est ainsi qu'il s'inspira des Affranchis de Martin Scorsese, son premier vrai souvenir de film. "Je regarde Les Affranchis, et pour la première fois, je comprends qu'il y a un autre personnage que ceux que l'on voit sur l'écran", explique le réalisateur. "Quelqu'un qui m'emmène, et qui décide de me montrer ce qu'il veut, à sa façon. Le plan-séquence où l'on suit Ray Liotta et Lorraine Bracco de dos en est un bon exemple. Comment montrer la puissance de ce jeune homme : le suivre en temps réel dans les coulisses d'un restaurant, là où un type lambda n'a pas le droit d'entrer. Donc, je me suis souvenu de la première phrase de ce film : "Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu être un gangster". Et l'hommage a commencé. Je me suis mis à chercher plusieurs histoires autour de ce thème."

Le gang des vieux braqueurs
Pour constituer le gang de vieux braqueurs, Samuel Benchetrit a d'abord fait appel à Jean Rochefort : "Il m'a suivi depuis mon premier livre et me demandait régulièrement de lui écrire quelque chose. Je lui ai proposé ce rôle, sans avoir vraiment écrit l'histoire et il m'a dit oui. Ensuite, il s'est investi avec moi pour trouver ses collègues. J'aime beaucoup quand un acteur se mêle comme ça." Le cinéaste a également pensé à Roger Dumas avec qui il venait de faire Moins 2 au théâtre. "Roger est un acteur qui me rassure beaucoup, confie Samuel Benchetrit. Il a pris une dimension, et il me dit lui-même qu'il progresse comme jamais ces dernières années. C'est bien dans la bouche d'un homme de soixante-dix ans." Pour ce qui est de Laurent Terzieff, Jean-Pierre Kalfon et Venantino Venantini, les choses se sont passées entre le désir et le hasard. " Terzieff était venu voir mes pièces au théâtre, se souvient le réalisateur. Quand je l'ai appelé, il a pensé que je lui en proposais une, et a sûrement été déçu que ce soit pour un film. Il a demandé à lire, et le lendemain il m'a téléphoné pour me dire qu'il voulait faire le film. Jean-Pierre Kalfon m'intéressait parce qu'il était vraiment inattendu dans cette bande. Il me fait penser à Roger Dumas en un sens. Ils sont solides. Comme des piliers. Et il faut des piliers quand on a un groupe d'acteurs que l'on filme toujours ensemble. Entre les prises, il venait me voir pour me raconter des histoires délirantes qui lui sont arrivées dans sa carrière. Il a un ton surréaliste. Venantino Venantini, c'est mon premier assistant qui m'en a parlé. Je cherchais un acteur étranger et plutôt Italien. Pas tellement pour faire un machin métissé. Mais pour rappeler encore cette idée du cinéma transalpin d'une époque. Je me souvenais vaguement de cet Italien bègue. Je l'ai rencontré, et là, je suis tombé sur un fou. Il se baladait avec ses tableaux, qui représentent des femmes nues. Il a tout de suite compris l'esprit de cet épisode. Une fois les cinq réunis, c'était drôle de les voir ensemble. Ils représentaient un paquet de films et des millions de kilomètres de pellicule. "

Benchetrit raide dingue d'Anna Mouglalis
Samuel Benchetrit explique les raisons qui l'ont conduit à choisir Anna Mouglalis pour le rôle de la serveuse. "Je voulais écrire pour Anna . Je l'avais vue dans différents films et je l'ai rencontrée après Janis et John. Elle a une exigence incroyable. Elle refuse beaucoup de projets. Là, c'est la première fois qu'elle accepte de jouer dans une comédie. Or, les gens n'imaginent pas à quel point Anna est drôle. D'ailleurs, on pense souvent que les filles belles ou mystérieuses sont ennuyeuses ou glaciales. C'est juste qu'on les met trop souvent dans des cadres qui ne leur permettent pas de s'exprimer dans ce sens. Je me suis beaucoup amusé à tourner avec Anna . Jusqu'à en tomber amoureux. On se ressemble beaucoup dans la vie. On a des émotions en commun. J'aime le rythme de son jeu. Et sa voix, et la façon de tourner son visage. Au montage, il fallait que je me méfie de mes sentiments. Je restais trop long sur elle en fin de plan. J'attendais qu'elle tourne le visage ! Heureusement, ma monteuse m'a fait redescendre."
Le Grand alibi
Film Français
Genre : Thriller
Durée : 1h33    Année de production : 2007
Réalisé par Pascal Bonitzer
Avec Miou-Miou, Lambert Wilson, Valeria Bruni Tedeschi...
Date de sortie : 30 avril 2008
en : VF

• Synopsis
Pierre Collier est mort... Assassiné chez le sénateur Henri PAGES au cours d'un week-end de villégiature. Sa femme, Claire, est la coupable désignée. Elle a été arrêtée un revolver à la main à côté de la victime. Sans doute a-t-elle des raisons d'avoir voulu se venger de son mari volage. Pourtant, les apparences peuvent être trompeuses. L'arme n'est pas celle du crime, et chaque invité devient un suspect potentiel. Esther la maîtresse de Pierre, Léa son amour de jeunesse humiliée, Philippe son rival. Et pourquoi pas le sénateur, en personne, passionné par les armes à feu ? Une affaire complexe à résoudre pour le lieutenant Grange, surtout lorsqu'un deuxième meurtre la fait rebondir...


• Secrets de tournage
Entreprise de "Désagathachristisation"...
Le Grand alibi est l'adaptation d'un roman d'Agatha Christie intitulé The Hollow, publié en 1946, et qu'on connaît en français sous le titre Le Vallon. Il s'agit d'une enquête d'Hercule Poirot, mais Pascal Bonitzer, ayant décidé de transposer cette histoire dans la France d'aujourd'hui, a choisi de supprimer ce personnage. Mais Christie elle-même l'avait supprimé lorsqu'elle écrivit une version théâtrale de cette oeuvre. Interviewé en 2007 par AlloCiné, le réalisateur, qui signe là son premier film de commande (c'est le producteur Saïd Ben Saïd qui le lui a proposé), expliquait sa démarche -il était alors en pleine écriture : "Agatha Christie m'intéressait à condition de la "désagathachristiser", de franciser l'histoire, de l'actualiser, de lui donner des couleurs qui me sont un peu personnelles (...) [ce roman] n'est pas très connu, même si Michel Houellebecq en a fait un vif éloge dans Plateforme."

Crime et sentiments
Pascal Bonitzer parle de ce qui l'a séduit dans ce roman : "Du point de vue de l'intrigue policière, ce n'est sans doute pas le mieux construit d'Agatha Christie. De même que son titre, "The Hollow", est sans doute le plus plat d'un auteur qui pourtant en a trouvé de magnifiques. Son originalité (et ce qui m'a tout de suite accroché) tient à ce qu'il donne une importance spéciale et une certaine autonomie à l'intrigue sentimentale, au point que l'on se demande ce qui intéresse le plus Agatha Christie ici, de l'énigme criminelle ou des histoires d'amour que le récit déroule, et qui curieusement, assez exceptionnellement même, ne convergent pas complètement.

Christie à l'écran
Avec plus de deux milliards et demi d'ouvrages vendus à travers le monde, Agatha Christie est le deuxième auteur le plus lu, après William Shakespeare. Son oeuvre a donné lieu à des dizaines de films, à partir de la fin des années 20. L'auteur elle-même considérait que la première adaptation réussie était Témoin à charge de Billy Wilder (1957). Dans les années 70, plusieurs films, bénéficiant d'une distribution prestigieuse, ont été tournés à partir des polars de Christie : citons Dix petits nègres de Peter Collinson avec Richard Attenborough, Charles Aznavour et Oliver Reed en 1974, Le Crime de l'Orient-Express de Lumet avec entre autres Albert Finney, Lauren Bacall et Ingrid Bergman (1974), Mort sur le Nil de Guillermin, avec Peter Ustinov, Jane Birkin et Bette Davis (1978) ou encore Le Miroir se brisa de Hamilton avec Tony Curtis, Rock Hudson et Kim Novak (1980). Jusqu'en l'an 2000, les héritiers de l'écrivain exigeaient des cinéastes une fidélité scrupuleuse aux romans d'origine (l'action devait par exemple forcément se dérouler dans les années 20 à 60), ce qui a pu freiner les ardeurs de certains. Le petit-fils d'Agatha Christie a, depuis, déclaré que sa famille ne s'opposerait plus à des adaptations plus libres. Cela explique pourquoi peu de cinéastes français du passé ont porté à l'écran l'oeuvre de la reine du suspense, si on excepte René Clair dans sa période américaine (Dix Petits Indiens en 1945) et, encore avant, Jean Kemm en 1932 (Le Coffret de laque). Récemment, Pascal Thomas a relevé le défi en signant Mon petit doigt m'a dit (2005) et Le Crime est notre affaire (2008) avec Catherine Frot et André Dussollier (pour des enquêtes du couple de détectives Beresford), et L'Heure zéro en 2007.

Des petits trous, des petits trous...
Le réalisateur revendique la dimension ludique du film : "C'est un Cluedo si l'on veut, c'est aussi une sorte de puzzle, et j'ai voulu que formellement le film soit construit comme cela. Peu de plans- séquences. Les plans sont morcelés, éclatés, comme des pièces de puzzle qui attendent d'être rassemblées, emboîtées, mais qui se présentent dispersées sur la table. La scène du meurtre à la piscine est fabriquée ainsi : les personnages - ce sont eux les pièces - sont là, à la fois rassemblés et dispersés en désordre apparent, mais avec un ordre secret, autour de la victime... Et il y a bien sûr des pièces manquantes. Il y a des trous. Ce sont surtout des trous temporels : qui faisait quoi à quel moment ? Il y a aussi les trous de mémoire (...) Une enquête policière consiste en partie à trouver et à combler les trous dans l'emploi du temps des suspects. Ces trous sont ici les ellipses, très nombreuses, du récit."
Les Aventures de Impy le dinosaure
Film Allemand
Genre : Animation
Durée : 1h16    Année de production : 2007
Réalisé par Holger Tappe, Reinhard Klooss
Avec Roger Carel, Valentin Maupin, Pierre-François Pistorio
Date de sortie : 07 mai 2008
en : VF
Film pour enfants à partir de 3 ans

• Synopsis
Sur la petite île volcanique de Titiwou, vivent Horatio Tibberton, fantasque scientifique et zoologue, et son fils adoptif Tim, à qui il donne des cours de langues, entourés d'une bande de joyeuses créatures : Ping le pingouin, Monty le Varan, Shoe le pélican et Solomon le morse. Peg la truie, la maîtresse de maison, s'occupe de tout ce petit monde... Un jour, un iceberg s'échoue sur la plage. En sort, oh ! Surprise, un oeuf préhistorique, duquel émerge Impy, un petit dinosaure, tout droit sorti de l'âge de glace ! Le roi Pumponell, chasseur émerite apprenant la nouvelle, décide de pourchasser Impy pour l'ajouter à sa collection de trophées. C'est le début d'une grande aventure...
• Secrets de tournage
Inspiré de romans pour enfants
Impy le dinosaure est adapté des romans Plodoc diplodocus de choc de l'écrivain allemand Max Kruse qui furent publiés en RFA à partir de 1969 et en France chez Hachette entre 1974 et 1977.

Une équipe parée
Près de 250 ordinateurs et 65 techniciens ont été mis à contributions pour créer le film.

Une longue aventure
Trois années de travail ont été nécessaires en tout pour produire le film !

Savoir-faire
Le réalisateur Holger Tappe est un pionnier dans l'animation allemande puisqu'il était le producteur du tout premier long-métrage d'animation allemand assisté par ordinateur, Le Monde fabuleux de Gaya (2004).

Santa Monica-Hanovre-Bratislava
Si la majeure partie du film a été réalisée dans des studios à Hanovre, la musique a, quant à elle été, composée par James Dooley (et produite par Hans Zimmer) aux Etats-Unis, à Santa Monica. Les partitions ont ensuite été enregistrée par un orchestre à Bratislava.

"Exagérer les mouvements"
Le réalisateur explique comment s'est déroulé le processus d'animation : "Les images ont été créées d'abord manuellement en utilisant la technologie de la prise de vues image par image. On a également eu recours à la Motion Capture, une technique de capture des mouvements qui était supposée faciliter le travail de l'ensemble de l'équipe sur le plan de l'animation, mais qui s'est avérée ne pas convenir dans le cas des Aventures de Impy le dinosaure. En effet, nous voulions que les mouvements des personnages paraissent systématiquement plus exagérés que de coutume, de façon à ce que les enfants puissent réagir plus facilement à cette interactivité."
27 robes
Film Américain
Genre : Comédie
Durée : 1h40    Année de production : 2007
Réalisé par Anne Fletcher
Avec Katherine Heigl, Edward Burns, James Marsden
Date de sortie : 23 avril 2008
en : VF

• Synopsis
Jane a toujours été plus douée pour prendre soin du bonheur des autres que du sien. Toute sa vie, elle s'est évertuée à rendre ses proches heureux, et les 27 robes de demoiselle d'honneur qui remplissent son armoire sont autant de preuves de son dévouement.
Lors d'une soirée mémorable, Jane parvient à faire la navette entre deux réceptions de mariage, l'une à Manhattan, l'autre à Brooklyn, sous les yeux ébahis de Kevin, un journaliste qui réalise que l'histoire de cette accro aux mariages pourrait lui apporter la gloire qu'il espère tant.
Pour compliquer les choses, la vie parfaitement réglée de Jane est bouleversée par l'arrivée de sa petite soeur, Tess. George, le patron de Jane, tombe très vite sous le charme de Tess, et cette dernière demande tout naturellement à sa soeur d'organiser leur mariage. Mais cette fois, les choses se compliquent, car Jane est elle-même secrètement amoureuse de George...
• Secrets de tournage
Inspiré d'une histoire réelle
Aline Brosh McKenna, la scénariste du Diable s'habille en Prada, est l'auteur du scénario original de 27 robes. Elle explique : "L'histoire de 27 robes est celle d'un passage à l'âge adulte tardif. Jane va devoir découvrir ce qui doit changer en elle si elle veut passer du statut d'éternelle demoiselle d'honneur à celui de mariée. Cette histoire m'a été inspirée par une amie qui a été demoiselle d'honneur une bonne douzaine de fois. Je trouvais cela fascinant et je me demandais ce qui pouvait lui valoir d'être invitée à tant de mariages. Comme Jane, elle avait beaucoup d'amis, mais quelque chose en elle l'empêchait de développer une relation qui lui appartienne vraiment". Elle conclut : "Ce qui est amusant, c'est que l'amie qui m'a inspiré cette histoire s'est fiancée juste deux mois avant que le film ne reçoive le feu vert officiel. Au moment où il sortira sur les écrans, elle sera mariée ? enfin !"

Katherine Heigl, star de "Grey's anatomy"
Katherine Heigl est surtout connue comme étant la star de la série Grey's Anatomy. Mais elle est de plus en plus sollicitée au cinéma, où elle a d'ailleurs débuté sa carrière. On a pu la voir dans des films comme Piège à grande vitesse ou Mortelle St-Valentin. Après un passage du côté des séries télévisées, elle revient sur grand écran dans les comédies En cloque, mode d'emploi et 27 robes. Elle s'est également lancé dans la production. Un autre membre du casting a lui aussi rencontré un grand succès avec les séries : c'est James Marsden, qui, avant d'avoir connu la notoriété au cinéma avec la saga X-Men, a été un personnage récurrent dans la série Ally McBeal.

Une actrice énergique
La production de 27 robes ont toujours eu en tête Katherine Heigl pour incarner le personnage de Jane, jeune femme au grand coeur qui passe son temps à organiser les mariages de ses amies et qui désespère de voir le sien arriver un jour. Le producteur Jonathan Glickman raconte : "Quand j'ai vu les premiers rushs de En cloque, mode d'emploi, j'ai trouvé Katherine extraordinaire. On sentait en elle une très grande énergie. Avec Gary Barber et Roger Birnbaum, mes partenaires à la production chez Spyglass Entertainment, nous étions ravis qu'elle accepte de jouer dans 27 robes". La réalisatrice Anne Fletcher, dont c'est le second film après Sexy dance, acquiesce : "Katherine est très douée pour la comédie physique, pour développer son personnage et exploiter tout ce qui est naturellement comique. Elle est brillante à la fois dans le burlesque et dans l'interprétation de la sensibilité du personnage".

Deux soeurs crédibles
Tess, la petite soeur de Jane, est interprétée par Malin Akerman, déjà vu dans Les Femmes de ses rêves et Watchmen. Celle-ci raconte : "Tess est le talon d'Achille de Jane. Elle ne peut rien lui refuser et la protège de tout. C'était un personnage très amusant à jouer parce qu'avec son mariage elle se retrouve dans une situation nouvelle qui va la rendre complètement dingue". Pour la réalisatrice comme pour les producteurs, il était important que les deux soeurs se démarquent par leur apparence. La chef costumière Catherine Marie Thomas explique : "Jane est attirante mais pas tape-à-l'oeil, contrairement à Tess qui attire immédiatement le regard. Pour la scène où elle rencontre George et brise le coeur de sa soeur sans le savoir, nous voulions qu'elle ait un look à couper le souffle, à arrêter les voitures dans la rue !". Katherine Heigl se souvient : "Comme nous étions très différentes Malin et moi, je craignais que nous ne soyons pas crédibles en tant que soeurs. Après en avoir discuté entre nous, nous avons décidé d'adopter une gestuelle et une façon de parler commune. Cela a tellement bien fonctionné qu'à Providence, la ville où nous avons tourné, des gens nous prenaient effectivement pour des soeurs !"

Le premier rôle romantique de James Marsden
Connu pour avoir incarné Cyclope dans la trilogie des X-Men, James Marsden était heureux de jouer un premier rôle romantique. Il raconte : "D'habitude, cela se termine toujours mal pour mes personnages sur le plan sentimental. Quand je suis arrivé au bout du scénario de 27 robes, j'ai trouvé très sympa qu'on ait pensé à moi pour un rôle où pour une fois, je finissais avec une fille dans les bras !"

Des robes, encore des robes...
Les 27 robes du titre sont à leur manière de vraies héroïnes. Elles ont été créées par Catherine Marie Thomas. La costumière raconte : "Anne Fletcher voulait explorer ce qu'on pouvait faire de plus délirant dans les robes de demoiselles d'honneur, et parmi toutes celles du film certaines sont assez spéciales ! Nous voulions qu'on puisse ressentir ce que peut éprouver une jeune femme qui porte des robes aussi excentriques. Cela souligne encore la solitude de Jane au milieu des autres invités". La tenue préférée de Katherine Heigl est une robe très " Autant en emporte le vent " qui aurait fait la fierté de Scarlett O'Hara. Conçue pour le " mariage Plantation ", elle était en soie jaune, ornée de fleurs et de rubans orange, avec un chapeau de paille assorti décoré lui aussi de fleurs et d'un ruban jaune en gros-grain, une ombrelle de dentelle blanche avec noeuds orange, et des chaussures à talons jaunes. Les 27 robes comprennent entre autres la robe " Bahama Mama ", rose vif avec de grands morceaux de tulle jaune et rose tout autour du bas de la jupe, et la robe " Vert vomi " dont le nom est assez évocateur pour ne pas avoir à donner de détails.
Sagan
Film Français
Genre : Drame, Biographie
Durée : 1h57    Année de production : 2007
Réalisé par Diane Kurys
Avec Sylvie Testud, Pierre Palmade, Lionel Abelanski
Date de sortie : 11 Juin 2008
en : VF

• Synopsis
En 1958, Françoise Sagan n'a pas 30 ans. Ses premiers romans l'ont rendue riche et célèbre. Elle mène une vie légère et tapageuse, entourée de sa bande d'amis. Le 8 août de cette année-là, au casino de Deauville, elle mise ses derniers jetons sur le 8 et rafle la somme de 8 millions de francs avec laquelle, quelques heures plus tard, elle achète la maison qu'elle a louée pour l'été près d'Honfleur. Sans l'avoir prémédité, elle devient propriétaire et jure que personne, jamais, ne viendra la déloger de cet endroit. Pourquoi 40 ans plus tard, n'est-elle plus que l'invitée des lieux ? Quels événements la jeune prodige de la littérature a-t-elle traversé pour se retrouver ruinée et loin de tous ceux avec qui elle a brûlé ses années ?

• Secrets de tournage
Un téléfilm avant d'être un film
Sagan était initialement un téléfilm en deux parties de quatre-vingt-dix minutes ("Un charmant petit monstre" et "Des bleus à l'âme") réalisé pour France 2. Au vu de sa qualité, Luc Besson, via sa société EuropaCorp, décide d'en acquérir les droits pour le cinéma. Sorti en salles le 11 juin 2008 pour une version cinématographique de près de deux heures, Sagan sera diffusé par France 2 trois mois plus tard en format téléfilm de trois heures.

Retrouvailles
Sagan marque plusieurs retrouvailles. C'est ainsi la deuxième fois que Diane Kurys, après L'Anniversaire, dirige Pierre Palmade. Ce dernier avait déjà tourné avec Arielle Dombasle dans Astérix et Obélix contre César. Guillaume Gallienne et Lionel Abelanski avaient travaillé ensemble à deux reprises : pour Narco et Un samedi sur la Terre. Enfin, Jeanne Balibar et Denis Podalydès sont des habitués l'un de l'autre, puisqu'ils ont partagé l'affiche de trois films avant Sagan : Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle), Comédie de l'innocence et Dieu seul me voit (Versailles-chantiers).

Actes manqués
Diane Kurys n'a pas connu Françoise Sagan. Elles avaient pourtant failli travailler ensemble : la cinéaste avait proposé à l'écrivain d'écrire le scénario des Enfants du siècle, sachant qu'elle adorait la correspondance entre George Sand et Alfred de Musset. Cela ne s'est finalement pas fait.

L'idée d'un film sur Sagan
"J'ai toujours eu l'impression qu'elle faisait partie de ma vie", explique Diane Kurys. "En lisant les articles qui lui étaient consacrés (...) au moment de son décès, (...) j'ai vu à quel point sa vie avait été romanesque, intense, riche. (...) Je me suis mise à lire tout ce qu'on avait écrit sur elle, je me suis replongée dans ses romans, j'ai regardé ses interviews, et l'idée de faire un film sur sa vie ne m'a plus quittée."

Une personnalité atypique
Françoise Sagan était dotée d'une forte personnalité, difficile à cerner. Diane Kurys raconte comment elle s'y est prise pour dresser son portrait : "J'ai voulu la montrer dans son ambiguïté, à la fois proche, humaine et totalement imprévisible. Je n'ai pas cherché à la rendre meilleure qu'elle n'était, j'ai seulement voulu la rendre vraie, en essayant de m'approcher au plus près. Elle était généreuse, passionnée, passionnante et elle pouvait être un monstre d'égoïsme, elle était lâche aussi, parfois. Faire le portrait de quelqu'un, c'est aussi faire un portrait de soi-même."

Les hommes et femmes de sa vie
En amont du tournage, Diane Kurys a tenu à rencontrer certaines personnalités qui avaient marqué l'entourange de Françoise Sagan, dont Florence Malraux, Jean-Claude Brialy ou Régine. Elle a en outre demandé au fils de l'écrivain, Denis Westhoff, d'être le conseiller artistique du film. "C'est la première personne que j'ai appelée quand j'ai eu l'idée de faire ce film", explique-t-elle. "J'avais besoin de son approbation, de son regard, et de son aide. Il lui ressemble beaucoup, j'étais d'ailleurs très impressionnée à l'idée de le rencontrer."

L'évidence du choix de l'actrice
L'idée de faire tenir le rôle de l'écrivain à Sylvie Testud s'est très vite imposée à la réalisatrice. Lors d'un déjuner avec Thierry Taittinger qui revenait de l'enterrement de Françoise Sagan, celui-ci avait d'ailleurs dit à Diane Kurys que si un film se faisait, il faudrait prendre Sylvie Testud. Un choix que ne regrette absolument pas la cinéaste : "Cela m'a paru une évidence, et c'est elle que j'avais en tête quand je me suis lancée dans l'aventure. C'est une femme intelligente et courageuse, comme Sagan, et elle écrit elle aussi... Elle a compris le challenge que représentait le rôle. Elle a aussi un côté "petit soldat" : elle entraîne son monde derrière elle, et c'était un vrai bonheur de voir son travail, sa concentration et la légèreté avec laquelle elle avait l'air de faire tout cela."

La place de l'improvisation
Sur Sagan, la réalisatrice dit avoir laissé une grande liberté aux interprètes : "Depuis quelques films, moi qui avais tendance à vouloir tout contrôler, je me "lâche" sur l'improvisation. Moins on contrôle, plus on est heureux à la fin : je laisse donc aller autant que possible, dans les moments où cela vient, et en fonction des personnalités."
Jackpot
Film Américain What Happens in Vegas
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h40    Année de production : 2008
Réalisé par Tom Vaughan
Avec Cameron Diaz, Ashton Kutcher, Rob Corddry
Date de sortie : 07 mai 2008
en : VF

• Synopsis
Joy vient de se faire larguer. Jack vient de se faire virer. Ils ne se connaissent pas mais, après une nuit de folie à Las Vegas, la ville de tous les possibles... ils se réveillent... mariés. Ils sont d'accord pour se séparer à l'amiable... mais tout change quand Jack gagne 3 millions de dollars aux machines à sous avec une pièce prêtée par Joy. Pour garder le jackpot, chacun va alors tenter de se rendre insupportable pour dégouter l'autre et le pousser au divorce.
• Secrets de tournage
Tout a été très vite...
Lorsque le producteur Michael Aguilar et la scénariste Dana Fox ont proposé l'idée de Jackpot, la Fox n'a pas hésité. Michael Aguilar raconte : "Tout a été très vite. Nous avons vendu l'histoire au printemps, Dana a terminé le scénario à l'automne, et peu de temps après Cameron Diaz et Ashton Kutcher acceptaient de jouer les rôles principaux. L'été suivant, nous commencions à tourner..."

"Ce qui arrive à Vegas, reste à Vegas"
Jackpot est né de plusieurs idées sur lesquelles la scénariste Dana Fox travaillait. Celle-ci explique : "J'aime beaucoup les histoires qui parlent de chercher l'amour ou de découvrir la véritable nature d'une personne au-delà de ses problèmes et ses défauts. Au début, je voulais écrire une histoire sur un couple qui apprend à mieux se connaître en plein divorce. J'ai ensuite entendu la phrase "Ce qui arrive à Vegas, reste à Vegas", et j'ai immédiatement pensé qu'elle ferait un superbe titre de film. Après cela, Britney Spears a surpris tout le monde en se mariant à Las Vegas. C'est le genre de chose que vous pouvez faire dans cette ville sur un coup de tête, en quelques minutes et avec un parfait inconnu. Bien sûr, vous pouvez aussi aller à Vegas simplement pour jouer et gagner des millions. C'est à ce moment-là que je me suis demandé ce qui arriverait si deux personnes se rencontraient, jouaient, gagnaient et se mariaient dans la même nuit. L'idée de Jackpot était née."

Las Vegas vu par Cameron Diaz
A propos de Las Vegas, Cameron Diaz déclare : "Cette ville est un lieu unique, un monde en soi avec sa logique. C'est une ville qui ne dort jamais. Rapidement, vous perdez vos repères, vous ne savez plus quelle heure il est, ni combien vous avez perdu, ni à quel point vous êtes saoul ou combien de temps vous avez dormi ! Toutes vos références s'effacent et toutes les inhibitions s'envolent. Tout est possible dans cette ville. A Vegas, vous pouvez faire des choses que vous n'auriez jamais faites ailleurs."

Droit du divorce
Bien que le film soit avant tout une comédie, les cinéastes ont veillé à ancrer l'histoire dans la réalité, notamment au niveau des procédures légales relatives au mariage et au divorce. Le producteur Michael Aguilar raconte : "Le film se déroule à New York parce que les lois de cet Etat sur le divorce concordaient avec ce que nous voulions raconter. Et puis c'était un endroit parfait pour la partie du film qui ne se déroulait pas à Vegas." Dana Fox souligne : "Nous voulions aussi éviter de transformer le film en quelque chose de complètement improbable. Pour que l'histoire fonctionne, il fallait que la situation et les émotions des personnages restent au premier plan."

Dans les rôles secondaires
Avec Cameron Diaz et Ashton Kutcher dans les rôles principaux, les cinéastes se devaient d'engager des acteurs d'exception pour les rôles secondaires. Le producteur Michael Aguilar se souvient : "J'avais déjà travaillé sur d'autres films avec Rob Corddry et je savais que c'était un acteur comique brillant, tout comme Zach Galifianakis. Ils étaient parfaits pour jouer les potes de Jack parce que nous ne voulions pas du cliché des "meilleurs amis" qui passent leur temps à traîner dans le coin en sortant des vannes. Nous voulions qu'ils développent pleinement leurs personnages tout en étant aussi drôles que touchants."

Entre Las Vegas et New York
Bien que l'histoire de Jackpot débute à Las Vegas, la plus grande partie du film se déroule à New York. Le réalisateur Tom Vaughan observe : "Je voyais New York comme un personnage à part entière dans cette histoire. Nous avons réussi à filmer dans des endroits merveilleux qui apportent au film une énergie et une ambiance très particulières."
Le producteur Michael Aguilar reprend : "Les différents quartiers de la ville ont servi à souligner les différences entre les personnages. Joy travaille à Wall Street et mène une vie très classe et pleine d'agitation, alors que Jack vit à Brooklyn et exerce un métier manuel. Nous avons réussi à capter la beauté et le caractère unique de New York grâce à des images qui montrent des aspects très différents de la ville. Avec un couple aussi original, nous avions deux fois plus de choses à montrer sur New York."
Le tournage du film s'est terminé par deux semaines à Las Vegas avec pour "camp de base" le Planet Hollywood Resort & Casino. Michael Aguilar confie : "Tourner à Las Vegas est plus qu'un challenge. Quand il faut filmer une scène au milieu d'une foule de touristes juste en face des fontaines du Bellagio Hotel avec des stars comme Cameron Diaz et Ashton Kutcher, les choses deviennent vite très compliquées ! La ville ne peut absolument pas fermer un endroit pour le tournage d'un film, vous devez donc improviser sur place. En quelques minutes, vous vous retrouvez avec des centaines de personnes en train de regarder ce que vous faites et de hurler à tue-tête le nom des comédiens ! C'est difficile, mais vous apprenez vite à travailler avec cet environnement, et non pas contre lui."
48 heures par jour
Film Français
Genre : Comédie
Durée : 1h29    Année de production : 2008
Réalisé par Catherine Castel (II)
Avec Aure Atika, Antoine de Caunes, Victoria Abril...
Date de sortie : 04 Juin 2008
en : VF

• Synopsis
Promise à un brillant avenir professionnel mais fatiguée de plafonner dans sa carrière parce qu'elle doit aussi s'occuper de ses enfants, Marianne rêverait d'inverser les rôles avec son mari Bruno pour qu'il rentre plus tôt s'occuper du foyer et qu'elle puisse à son tour se consacrer davantage à son job ! Du rêve à la réalité, un regard amusant porté sur le sort des femmes d'aujourd'hui qui jonglent en permanence entre boulot, enfants et maison, souvent seules à tout supporter.
• Secrets de tournage
La pub, une école de rigueur
48 heures par jour est le premier film de la réalisatrice Catherine Castel (II). Elle a auparavant longtemps travaillé dans le monde de la publicité, qui est selon elle une excellente école de rigueur avant de franchir le cap du grand écran. Elle explique : "J'ai toujours eu envie d'inventer. J'ai commencé par écrire des films publicitaires ? dix secondes, vingt, trente, quarante... C'est une excellente école de rigueur, on apprend la concision, mais cela engendre aussi d'énormes frustrations ! On est au service d'un produit et pas d'une histoire. Et moi, j'avais envie de raconter mes propres histoires. Avant 48 heures par jour, j'avais déjà travaillé sur un projet pour le cinéma. Il était question d'inversion des rôles entre hommes et femmes. Je creuse toujours le même sillon, j'ai toujours envie d'écrire sur le même sujet, les hommes, les femmes, leurs différences et leurs rapports. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est vaste ! Mais à l'époque, je bossais quatorze heures par jour, je m'occupais de mes enfants et je n'avais pas le temps d'écrire. Alors tout s'accumulait dans ma tête. J'emmagasinais les sensations, les sentiments. J'aimais m'occuper de mes enfants et j'aimais travailler. Comment concilier ça et surtout comment ne rien sacrifier ? J'en ai parlé avec énormément de femmes et toutes étaient intarissables sur le sujet. Jusqu'à Fabienne Vonier, chez Pyramide, qui a lu le scénario et a décidé avec Eric Lagesse de distribuer le film. Nous nous sommes très bien entendues dès le début, nous avions des expériences communes."

Le tournage
Avant de débuter la période de tournage, prévue pour une durée de neuf semaines, Catherine Castel (II) a effectué avec ses comédiens de nombreuses séances de lectures de scènes. Elle précise : "Nous avons fait des lectures. Le scénario était très écrit. Ces séances ont permis de gagner énormément de temps au tournage et j'ai fait en sorte que les acteurs me posent toutes les questions possibles et imaginables sur l'histoire, les personnages, mes motivations, pour y répondre avant le tournage. J'avais une légitimité à gagner. Ce sont tous des comédiens aguerris alors que c'est mon premier film en tant que réalisatrice. Du coup, quand on a tourné la première scène, je n'étais pas angoissée."

De l'empathie pour son rôle
La parole à Antoine de Caunes, alias Bruno Tellier dans le film, relate son expérience sur le tournage ainsi que la vision qu'il a de son personnage. "Mon personnage, Bruno, aime tendrement sa femme. Il est juste accaparé au point d'en devenir distrait sur les contingences matérielles. Comme beaucoup, il est pris dans une mécanique parce qu'il aime sincèrement son travail, il aime sa femme et a du mal à trouver l'équilibre. Un problème très répandu ! Moi-même, j'exerce un métier où la frontière entre plaisir et travail est floue. Je vis avec mon travail jour et nuit, comme lorsque je fais un film. Je comprends donc très bien ceux qui sont accaparés par ce qu'ils font, même s'il ne s'agit pas d'un métier artistique, au point d'être moins attentifs au quotidien, de considérer que les choses sont acquises, et que sa femme aimante va assumer tout le quotidien. Il n'est pas question d'excuser ou d'accuser, je ne suis pas là pour ça, mais pour jouer un personnage, je dois avoir au moins un soupçon de sympathie pour lui !

A propos du producteur du film
Peu connu du grand public, Yann Gilbert, qui produit "48 heures par jour, a débuté sa carrière en tant que second assistant réalisateur sur le cultissime Père Noël est une ordure (1982), signé par toute la bande du Splendid. Il a occupé la même fonction sur un film de Nagisa Oshima : Max mon amour (1986), et passa assistant réalisateur aux côtés de Louis Malle sur son bouleversant Au revoir les enfants (1987). Ce n'est qu'en 1999 qu'il débute son activité de producteur, en étant le producteur exécutif du Ciel, les oiseaux et... ta mère ! de Djamel Bensalah.

Ménage, tensions et mode d'emploi
Selon une étude réalisée par l'institut de sondage IPSOS réalisée en 2008, les hommes se mettent de plus en plus aux tâches ménagères. Récurer le carelage, faire prendre le bain aux enfants ou repasser une montagne de linge n'effrayerait plus les hommes. Une bonne volonté à nuancer toutefois. Sur un échantillon de 569 hommes, ils sont encore 94% à admettre que leurs conjointes lavent sans rechigner le linge; 94% a déclarer qu'elles changent encore les draps du lit, 90% à laver les sanitaires; cuisiner (82%), faire la vaiselle (81%). Sortir la poubelle par exemple serait plutôt du registre des hommes, si l'on en croit les 79% de ceux qui affirment le faire sans sourciller. En revanche, les hommes n'ont pas la même perception de l'investissement : ils estiment souvent en faire assez, alors que les femmes pensent le contraire... D'après l'institut de sondage, cette nette différence de perception serait responsable d'une dispute sur deux chez les couples de moins de 35 ans. (Voir l'intégralité du sondage). La Catherine Castel (II) conclut : "Où que ce soit, la femme se retrouve plus naturellement en charge de la maison et des enfants en plus de son travail. Dans la plupart des cas, c'est quelque chose qui s'ajoute sans qu'il y ait pour autant rééquilibrage des tâches domestiques. La sphère professionnelle a énormément changé, mais la sphère privée a très peu suivi."
Et puis les touristes
Film Allemand, Britannique, Polonais. Am Ende kommen Touristen
Genre : Drame
Durée : 1h25    Année de production : 2008
Réalisé par Robert Thalheim
Avec Alexander Fehling, Ryszard Ronczewski, Barbara Wysocka
Date de sortie : 14 mai 2008
en : VF

• Synopsis
Auschwitz? Pas vraiment ce que Sven, un jeune Allemand, s'imagine lorsqu'il signe pour un service civil à l'étranger. Pour lui aujourd'hui, Auschwitz est une petite ville en Pologne, une langue aux sonorités étranges, un camp de concentration, et toute l'odeur de moisi des cours d'histoire en Allemagne. Pour comble de malheur, il doit s'occuper d'un vieil acariâtre, Stanislaw Krzeminski; cet ancien détenu survivant n'a jamais quitté le camp et passe son temps à donner des conférences ou à réparer des valises. Sven doit non seulement endurer l'arrogance et la rudesse de Krzeminski, mais aussi le mépris à peine dissimulé de nombreux habitants.

• Secrets de tournage
Un film en partie autobiographique
Le réalisateur Robert Thalheim explique que Et puis les touristes contient des éléments autobiographiques : "Comme mon protagoniste Sven, j'ai moi aussi fait mon service civil dans le centre international de jeunes d'Oswiecim. Pour moi, c'était l'occasion d'aller à l'étranger une fois l'école finie. La Pologne, pourtant voisine de l'Allemagne, était au début des années 90 plus exotique que l'Asie pour un jeune de la banlieue berlinoise. (...) Pour moi, la Pologne était un nouveau monde et j'ai parfois du mal à expliquer que je me suis ouvert au pays depuis Auschwitz. Raconter à cet endroit une fiction qui, concrètement, ne contient rien d'autobiographique, c'est justement cette contradiction qui m'a séduit."

L'idée du titre
Le réalisateur Robert Thalheim explique comme lui est venue l'idée du titre Et puis les touristes : "Ce titre m'a tout de suite plus parce qu'il a une dimension générale, mais renvoie aussi très bien au dilemme que je traite dans mon film. D'un côté, il y a quelque chose d'incongru à voir tous ces bus de touristes s'arrêter sur le lieu des crimes nazis et les gens se faire photographier devant le portail "Arbeit macht frei" ("Le travail rend libre"). D'un autre, il est quand même important que l'on visite ce lieu et qu'il ne tombe pas dans l'oubli et pour cela, il faut une certaine infrastructure muséale."

Basé sur une véritable expérience
Le réalisateur Robert Thalheim explique avoir fréquenté, à l'époque où il travaillait à Auschwitz, cinq anciens prisonniers politiques polonais qui habitaient encore dans la ville et dont certains s'occupaient du musée et parlaient aux jeunes de ce qu'ils avaient vécu. Une expérience qui a sans doute inspiré le cinéaste pour Et puis les touristes.

Filmer un camp de concentration
Le réalisateur Robert Thalheim explique quel était son concept visuel concernant l'ancien camp de concentration : "La question de savoir comment nous allions montrer cet endroit s'est posée dès le début. Comment peut-on intégrer au dialogue les images que beaucoup de spectateurs ont déjà en tête, sans simplement les reproduire. Moi, je voulais illustrer la perspective de quelqu'un qui ne vient pas comme visiteur pour quelques heures, mais qui vient pour vivre et travailler pendant quelques temps. J'aurais bien aussi tourné quelques scènes documentaires sur le site du mémorial, mais je comprends que la direction du musée interdise toutes les prises de vue. C'est pourquoi nous avons reconstruit certains endroits qui nous ont paru indispensables à l'histoire. (...) Je suppose qu'à ces endroits, le spectateur rétablira de lui-même les images historiques ou qu'au moins, comme Sven, l'histoire de Krzeminski lui permettra d'imaginer les crimes commis en ce lieu."

Un tournage sur les lieux d'origine
Le tournage de Et puis les touristes s'est déroulé sur les lieux d'origine, à Oswiecim, durant les 28 jours du tournage. Pour le réalisateur Robert Thalheim, il s'agissait d'un élément très important : "En fait, je suis venu avec les acteurs principaux quatre semaines avant le début du tournage. Nous avons pris le temps de bien visiter l'ancien camp et la ville. J'ai trouvé fantastique que le centre de rencontres internationales d'Auschwitz, dans lequel j'ai moi-même travaillé, nous soutienne autant qu'il pouvait."

Présenté à Cannes 2007
Et puis les touristes a été présenté au Festival de Cannes 2007 dans la section Un Certain Regard. Le long-métrage a par ailleurs reçu, la même année, le Prix du Jury au Festival International du Film d'Histoire de Pessac. Enfin, sur ses terres, Et puis les touristes a obtenu le Prix VGF des Bavarian Film Awards 2007 et le Promotional Award German Film du Festival du Film de Munich 2007.
Les Citronniers
Film Français, Allemand, Israélien Etz Limon
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h46    Année de production : 2008
Réalisé par Eran Riklis
Avec Hiam Abbass, Ali Suliman, Rona Lipaz Michael
Date de sortie : 23 avril 2008
en : VF

• Synopsis
Salma vit dans un petit village palestinien de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des territoires occupés. Sa plantation de citronniers est considérée comme une menace pour la sécurité de son nouveau voisin, le ministre israélien de la Défense. Il ordonne à Salma de raser les arbres sous prétexte que des terroristes pourraient s'y cacher. Salma est bien décidée à sauver coûte que coûte ses magnifiques citronniers. Quitte à aller devant la Cour Suprême afin d'y affronter les redoutables avocats de l'armée soutenus par le gouvernement.
Mais une veuve palestinienne n'est pas libre de ses actes surtout lorsqu'une simple affaire de voisinage devient un enjeu stratégique majeur. Salma va trouver une alliée inattendue
en la personne de Mira l'épouse du ministre. Entre les deux femmes s'établit une complicité qui va bien au-delà du conflit israélo-palestinien.
• Secrets de tournage
Primé à Berlin
Présenté en 2008 au Festival de Berlin dans le cadre de la section Panorama, Les Citronniers y a décroché le Prix du public.

Madame Hiam
Actrice sans frontières, vue dans des films aussi différents que Satin rouge, Free zone, Munich ou Dialogue avec mon jardinier, Hiam Abbass figurait au générique du précédent film d'Eran Riklis La Fiancée syrienne. Cette Palestinienne de nationalité israélienne y incarnait la soeur affranchie de l'héroïne. D'autre part, elle a déjà eu l'occasion de croiser Ali Suliman (l'avocat des Citronniers) sur le plateau de Paradise Now.

Le circuit Riklis
Les Citronniers est le sixième long métrage Eran Riklis, cinéaste israélien dont le précédent film, La Fiancée syrienne avait été très remarqué lors de sa sortie en 2005. Né en 1954 à Jérusalem, élevé entre les Etats-Unis, le Canada et le Brésil, Riklis, diplômé de la National Film School de Beaconsfield en Grande-Bretagne, vit aujourd'hui à Tel-Aviv.

Les racines des "Citronniers"
Eran Riklis explique comment lui est venue l'idée des Citronniers : "Après le succès de La Fiancée syrienne, j'avais deux convictions : je voulais tourner à nouveau avec Hiam Abbass en lui donnant un rôle principal et je souhaitais ?me rapprocher de chez moi? en traitant la situation qui règne au Moyen-Orient, c'est-à-dire en passant du confort relatif sur les hauteurs du Golan à la situation explosive qui sépare les Israéliens des Palestiniens. J'ai donc commencé par chercher une histoire en suivant notamment plusieurs affaires opposant des citoyens palestiniens à l'État d'Israël. J'ai découvert que les Palestiniens ont la possibilité de saisir la Cour Suprême. Ce qui constitue une indication plutôt positive quant au fonctionnement du système judiciaire israélien. Ensuite, parce qu'en dépit de ce système, il règne un profond sentiment d'injustice qui résulte pour une bonne part de ces nombreuses années d'occupation."

Un zeste d'espérance
Eran Riklis précise ses intentions : "Le Moyen-Orient est en constante mutation. Quand vous y pensez, ce n'est pas forcément en termes d'espoir, d'optimisme, de nouveaux horizons. Les arbres sont là depuis toujours. Ils peuvent témoigner. Pourtant lorsqu'on évoque cette région, on a tendance à citer spontanément des oliviers. Cette histoire parle de citronniers qui deviennent une menace pour la sécurité nationale : un honneur auquel ces arbres n'ont pas vraiment été habitués (...) Les citronniers n'est donc pas que l'histoire simple de gens qui se retrouvent opposés les uns aux autres. Mais les simples espérances représentent un grand pas en avant, comme on l'a souvent constaté dans de nombreux endroits du monde et à travers la tension qui règne dans cette région en particulier Il s'agit d'un film sur la solitude évoquée à travers la condition de deux femmes : Salma, qui incarne le point de vue palestinien, et Mira, l'épouse du ministre israélien de la Défense. Cette solitude est partagée par tous les autres protagonistes, autant d'approches différentes quelle que soit leur façon de vivre."

Un film politique ?
Le cinéaste ne veut pas employer le mot "politique" à propos de son film : "Je ne crois pas à ce terme car je le trouve dépassé. Aujourd'hui tout est politique et quoi que vous disiez, que vous fassiez ou que vous pensiez, tout possède un impact ou une implication politiques. Les décisions que prennent les hommes politiques entraînent des conséquences immédiates sur la vie des gens, où que ce soit, en particulier quand on habite dans une ?zone dangereuse? telle que le Moyen-Orient, mais aussi quand on vit à New York, à Paris ou à Berlin. Donc Les Citronniers n'est pas un film politique, il y est juste question de gens qui se trouvent aux prises dans une situation apparemment inextricable. Le ministre de la Défense, son épouse, Salma, son avocat, sont piégés à la fois par leur propre situation personnelle et publique et par leur façon de penser."

Si loin, si proche
Coproduit par des Français et des Allemands Les Citronniers est interprétée par des comédiens israéliens, palestiniens, ou palestiniens israéliens. Quant au chef-opérateur, Rainer Klausmann, il est de nationalité suisse, et on le connait pour sa collaboration avec de fameux cinéastes allemands, Fatih Akin (De l'autre côté, Head on) et Oliver Hirschbiegel (L'Expérience, La Chute).
Pokemon, le film
Film Américain, Japonais.
Genre : Animation
Durée : 1h35    Année de production : 1999
Réalisé par Kunihiko Yuyama, Michael Haigney
Avec Veronica Taylor, Rachael Lillis, Eric Stuart
Date de sortie : 05 avril 2000
en : VF

• Synopsis
Une équipe scientifique oeuvre dans le plus grand secret à la creation du Pokémon le plus puissant de tous les temps. Ayant découvert en Amazonie un cheveu fossilisé du Pokémon Mew, les généticiens établissent le code ADN de ce monstre de légende, dont ils fabriquent un clone: Mewtwo. Mais le colosse, sitôt éveillé, se retourne contre ses inventeurs et les massacre...
• Secrets de tournage
La magie fonctionne sur autre chose, un mélange d'action et de philosophie simple.
Conseiller à ceux qui se contrefichent de l'existence des Pokémon de se précipiter sur le film, non, vraiment. Mais laisser les gamins prendre gentiment leur pied devant leurs héros préférés, pourquoi pas ?

Les Angles 04.68.04.13.24 / Osseja 04.68.04.93.00 / Saillagouse 04.68.04.93.00 / Font-romeu 04.68.30.01.11

© S.A.R.L Loubruxelot. |  Télécopie: 04.68.04.37.19 | Portable: 06.80.40.69.46 | Courriel montagne@loubruxelot.com  |